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MessageBons baisers de Stornoway | pv. Adele Berry | Mar 7 Mar - 15:38


Bons baisers de Stornowayft. Adele Berry
Elle savait pas trop comment elle avait atterri là, mais ce dont elle était sûre, c'est que l'endroit était un peu chelou. Les gens avaient des drôles d'habits, dans un style un peu vieillot/vintage mais peut-être que c'était la mode. Elle était pas du genre à critiquer les goûts des gens, et elle était pas mieux sapée, dans son vieux pull vert beaucoup trop confortable et son jean troué et rappé. Par contre, y'avait pas de réseau dans ce bled non plus. Elle commençait à croire que son portable ou bien elle même était maudite, ou alors elle était beaucoup trop en avance technologiquement sur le reste du monde, bordel. Bon, tant pis, elle avait l'habitude. Elle soupira, fourrant son blackberry dans sa poche avant de rehausser son sac à dos sur son épaule, où elle avait bourré quelques fringues, de la bouffe et autres indispensables pour la randonnée en ville qu'elle projetait. Parce que personne d'autre qu'elle allait l'aider à trouver l'adresse de son cher et tendre, aka Berry-le-salaud-qui-a-effacé-son-numéro-pour-pas-avoir-affaire-à-elle. Et elle ne connaissait personne à part les parents du Berry chez qui elle a dû quelque peu insister pour avoir le nom de Stornoway.  Elle avait vidé la 4G de son téléphone, mais au moins elle avait pu s'y rendre, et c'était déjà ue grande avancée : Berry n'était plus si loin d'elle. N'empêche, elle se demandait un peu pourquoi il avait quitté l'Ecosse pour se poser dans ce village-là. Ok le coin était joli, avec la montagne derrière et la mer pas loin, mais pourquoi aller si loin, justement ? Mais l'heure était pas à admirer le paysage : elle avait la journée devant elle pour scruter chaque perron afin de trouver Berry, et ça promettait d'être... Fort intéressant, si tant était qu'elle le croisait pas au hasard d'une ruelle comme ce fut le cas. Elle n'y crut pas trop au début, à plisser les yeux comme une vieillarde face à la silhouette de son futur époux et se dire que naan, quand même elle avait pas autant de... "chance" ? Ni une ni deux elle réajusta son sac et s'avança à grands pas vers le jeune homme qui n'avait pas tant changé. Les mêmes cheveux noirs courts, le même style vestimentaire simple, il avait l'air paisible, le Berry, avec sa clope au bec et son air rêveur qui le rendait si beau. Ah, il pouvait être beau, ça compensait son idiotie et sa lâcheté. « ADELE BERRY. » scanda-t-elle sans se soucier du regard des passants, son regard noir tout entier fixé sur Berry. Elle voulait des explications, et quand elle les aura eu, elle le mettra à genoux pour avoir des excuses et après elle lui bottera les fesses.
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MessageRe: Bons baisers de Stornoway | pv. Adele Berry | Mer 8 Mar - 13:54


Il fumait beaucoup trop en ce moment. Comme Jay-Z il avait 99 problèmes, mais visiblement on s’assurait que les filles n’en soit pas un. A peine séparé de sa Beyoncé du ghetto, le ciel lui renvoyait une autre demoiselle. Cela faisait trois jours qu’il était au courant que quelqu’un en voulait à sa tranquillité puisqu’en moins de deux courriers son quotidien était devenu infernal. Sa mère d’abord l’avait froidement incendié alors qu’il prenait son petit-déjeuner encore ensommeillé. Il avait ouvert de grands yeux ronds au fur et à mesure de sa lecture.

Adele Gabriel Berry.

C’est ta mère qui t’écrit. Je tiens à te dire que je ne suis pas fière. Ça fait trois jours qu’une fille est plantée devant la maison et réclame à te voir. Maybelline Maddox, ça te dit quelque chose ? Qu’est-ce que tu as fait à cette pauvre gamine ? J’ai finis par lui dire que tu vivais à Stornoway, si tu as des comptes à régler avec elle fais-le, sois responsable.

Sache que je suis extrêmement déçue de ce comportement et que je n’aurais jamais cru que tu puisses traiter les filles de cette façon. Ce n’est pas comme ça que je t’ai élevé, tu devrais te remettre en question. Et ce n’est pas la peine de jouer les innocents à la maison, essai de réfléchir à tes actes pour une fois, Adele.

Ta mère.


Inondé d’informations, Adele avait dût relire quatre fois la lettre pour s’assurer de bien tout comprendre. Et par-dessus le choc de la venue de Moldue-May à Stornoway pour le traquer, un sentiment violent d’injustice bouillonnait en lui. Sa mère était furieuse alors qu’il était on-ne-peut-plus innocent ! Il aurait transplané sur le champ à Berry House si un deuxième courrier – beaucoup plus court – n’était venu lui faire rouler des yeux.

Adele,

Ta mère est en colère contre toi mais t’inquiète pas, ça lui passera. Je suis content de voir que tu profites de la vie et des jolies filles. Il faut être malin dans la vie.

Papa.


L’idée de débarquer chez lui avec une mère le traitant de sale petit con et d’un père lui donnant une claque dans le dos, un sourire fier aux lèvres, acheva de démoraliser Adele. Il rédigea à la place un courrier avec le sentiment urgent de rétablir la vérité mais aussi de calmer sa mère.

Maman, papa,

J’ai reçu vos courrier et je tiens à vous dire que je suis CHOQUÉ par ce que je viens de lire. Maman : ça fait dix-huit ans qu’on se connaît, comment tu peux penser que je suis ce genre de gars ? Je la connais même pas cette fille ! On était ensemble à l’usine de trombone et j’ai dût lui offrir un café une fois dans la salle de pause, elle est tarée de venir me chercher à Stornoway ! Et je vous rappelle qu’il s’agit d’un village SORCIER et que je suis donc complice/victime/criminel d’avoir introduit une moldue là-dedans !

Maintenant je vis dans la peur, j’ose pas rentrer à la maison, j’ai peur d’aller en prison, j’ai peur que May me coince. Vas-y j’abandonne mes études.

Adele.


Que les nés-moldus soient loués, sa mère ne put pas lui envoyer de beuglante pour lui hurler dessus et se contenta à la place de l’engueuler sèchement dans une nouvelle lettre. Au comble de l’agacement, Adele passait ses nerfs sur le tabac en se maudissant d’être aussi bonne poire. Padraig avait bien noté les râles exaspérés de son colocataires mais même au bout du bout de l’énervement, Adele n’avait pas pût lui dire « Une folle-furieuse me cherche à Stornoway » par souci d’épargner Paddy et ses comportements et réactions extrêmes.

Comme Jay-Z, il avait 99 problèmes. Dont un frigo vide. Il aurait aimé être aussi riche que le rappeur US pour payer quelqu’un pour le remplir à sa place tandis qu’il serait dans son jacuzzi doré à l’or fin. Mais ce n’était pas le cas et Adele dût se résoudre à quitter son bunker. Courageux comme pas deux, il avait élaboré la stratégie militaire la plus pété de tous les temps pour se débarrasser de May.

« Je vais m’acheter pleins de raviolis en conserves pour tenir deux semaines à l’école sans sortir dans le village. »

Nulle doute que désespérée, la petite May serait bien obligée de plier bagage et de rentrer fissa au bled. Evidemment, à peine le nez dehors qu’il était tombé droit sur la fille.

S’il avait une tumeur, il la nommerait May. May… La petite écorchure qu’on a sur le palais et qui ne peut cicatriser que si on cesse de la lécher… Mais on ne peut pas.

— ADELE BERRY !

« iiiiiiiiih ! » Fit son cerveau en s’évanouissant comme un lâche tandis que les passants lui jetaient des regards interloqué. (Mi- surpris par la violence de la fille, mi- surpris que la dénommée Adele soit en fait un jeune homme).

— Tient, salut…, lança-t-il d’une voix blanche en disparaissant au coin de la rue.

Oubliant tout ce qu’il savait sur le transplanage, il se mit à courir à toute allure le long de la rue serrée, encombrée des poubelles des habitants, priant pour sa vie.


MC Berry ♪:
 
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MessageRe: Bons baisers de Stornoway | pv. Adele Berry | Dim 12 Mar - 13:16


Bons baisers de Stornowayft. Adele Berry
A peine le gars l'avait-il vu qu'il faisait demi-tour et fuyait comme un lâche. Ça prouvait bien qu'il avait commis quelques petites fautes, et pas des moindres, puisque dans le tas il y avait qu'il avait osé partir sans rien lui dire. Peut-être qu'à la grande limite elle aurait été clémente s'il lui avait expliqué qu'il était allé faire ses études ailleurs. Mais c'était trop tard, et désormais le brun fuyait donc à travers les ruelles du village. « Mais hé ! » piailla-t-elle en voyant son futur mari refuser la discussion. Parce que ok, elle était un peu extrême d'être venue jusqu'ici, mais c'était avant tout pour une conversation de mari à femme. Visiblement, le mari agissait comme si elle était cocue, et ça ne lui plut pas trop. Elle entama donc la poursuite dans les rues encombrées de poubelles et de gens, qui constituaient autant pour elle que pour sa... Proie des obstacles à leur course. Elle avait vite compris que si elle le perdait de vue, c'était mort pour qu'il s'excuse, donc elle allait pouvoir mettre son endurance à l'épreuve. Le seul point positif - parce qu'il faut penser positif dans la vie ! - était qu'au moins, elle était certaine que Berry était là. Elle était prête à interroger tous les passants pour savoir où ce fragile était passé. Elle trébucha bien quelques fois sur une poubelle, un pavé, manqua perdre Adele de vue, et une décision rapide s'imposait, parce qu'elle se laissait distancer. Elle laissa son sac glisser sur son épaule, l'ouvrit pour en sortir un thermo qui avait contenu du thé, et... le jeta avec force et précision sur le fuyard. Quand on disait qu'elle avait des méthodes un peu extrêmes, la May. Au moins, le résultat était de même : Adele se stopperait. Satisfaite, elle se pencha pour récupérer le thermo qui avait roulé au sol, le fourra dans son sac et se planta devant le brun. « Comme on se retrouve. » fit-elle glacialement, un regard noir rivé sur lui. « Pourquoi tu fuyais, scélérat ? » Il valait mieux qu'il ait une bonne excuse, même si elle savait parfaitement qu'il n'en avait pas. Tout comme il valait mieux lui laisser une chance de s'expliquer que de tout de suite le rouer de coups, il appellerait à l'aide et elle finirait en garde à vue, et forcée de retourner chez elle, et ça c'était hors de question.
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MessageRe: Bons baisers de Stornoway | pv. Adele Berry | Sam 18 Mar - 6:23


Un chat cracha et hérissa le poil lorsqu’Adele fit claquer ses semelles devant son museau, courant à perdre haleine dans la ruelle sombre. Complètement déraisonné, emplit d’effroi face à une pauvre moldu, il sauta par-dessus une benne à ordures en donnant un grand coup de talon sur le bitume, puis sur le capot en plastique sale, avant de retomber d’un saut souple sur le sol et de poursuivre sa fuite. Quelque part dans son cerveau, une petite voix lui disait qu’il venait de faire quelque chose de stylé.

La peur était un formidable carburant pour Adele qui n’avait des course-poursuite que le vague souvenir du vieux du village le pourchassant, lui et ses camarades d’enfance, à travers les prés interminables pour quelques malheureuses mirabelles volées. Adele n’osa pas un regard en arrière mais entendit clairement May derrière lui, bien déterminée à le rattraper pour récupérer il ne savait quoi. A la pensée qu’il devait s’agir de ses baies, il accéléra encore l’allure.

— putainputainputain…, paniqua Adele en s’épuisant, glissant sur une flaque d’eau croupie.

Le souffle court, ses muscles – choqués d’être aussi violemment sollicités – commencèrent à le brûler. Ecarlate devant l’effort, ses cheveux collaient à son front moite. Il en était rendu à se demander si sa vie valait vraiment autant de peine à être sauvé, quand il se prit une thermo dans le dos, lancée à toute allure. Heurté de plein fouet, il dérapa, inspira une grande goulée d’air dans un « AAH ! » souffrant, avant d’être rattrapé par May, visiblement ravie de son lancer de coquille rouge.

— Comme on se retrouve ?

— AAAAAAAAh…
Souffla Adele si fort qu’il n’entendit pas du tout les paroles de la fille.

Epuisé, il s’appuya de tout son poids contre un mur, acceptant fatalement de se coincer entre les briques et la folle-furieuse. Il n’essaya même pas de soutenir le regard lourd de reproches de May, ses yeux clairs fuyant les problèmes.

— Pourquoi tu fuyais, scélérat ?

Il soupira, se passa une main sur son visage en sueur, le cœur tambourinant toujours de peur et d’effort physique.

— Parce que je suis con, lâcha Adele.

Il consenti à décoller sa joue de la fraîcheur des briques pour croiser son regard. Il avait dit cela aussi impulsivement que très sérieusement. Il ne voyait pas d’autre explication à son comportement idiot.

— C’est vrai, je suis innocent, j’ai pas à fuir. Et toi alors, pourquoi tu me coures après ? Ajouta-t-il sur un ton vaguement intéressé, comme s’il se renseignait sur la pluie et le beau temps.
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