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MessageRe: A loneliness to share [ft. Dorothy] | Sam 30 Sep - 14:58


Elle observe doucement leurs doigts s’entrelacer, laisse glisser son regard contre le visage de Philip qui lui paraît emprunt d’une douceur qu’elle n’a rarement connu dans sa vie. Peut-être voit-elle ce qu’elle veut y voir, et pourtant, à cet instant, elle se laisse attraper et fond entre ses empreintes, celles de ses doigts, celles de ses lèvres, bientôt, qui viennent l’achever. Il laisse des marques invisibles, de celles qui brûleront encore au petit matin, lorsque son imagination se plaira à recréer ce qui lui manque. Elle le laisse faire, silencieuse, soucieuse de ne pas briser un moment dans lequel elle resterait figée pour un temps infini. Il finit par laisser sa main tranquille, cependant, et avec regret, elle l’observe s’agiter, tandis que sa propre main vient se reposer sur le bras du fauteuil, déçue. Elle veut plus. Il s’est arrêté trop vite. Mais elle ne peut pas en demander, ce serait trahir des intentions dont il est pourtant conscient, se trahir elle même, peut-être.

Il ne va pas trop loin. Bien. Elle applaudit intérieurement son initiative, le remercie de parfaire à ses désirs sans qu’ils n’aient besoin de quitter ses lèvres. Elle le laisse commander un nouveau verre, en prenant le temps de descendre le sien. Dolly n’est pas connue pour une tolérance particulière à l’alcool, et elle préfère garder possession de ses moyens, tous les souvenirs intacts le lendemain, pour s’y enfermer lorsqu’elle en ressentira le besoin. Elle pense peut-être à tort de devoir s’accrocher à chaque seconde du temps qu’ils passent ensemble cette soirée, d’une crainte irrationnelle de ne pouvoir se retrouver dans cette situation là, dans le futur. C’est trop beau, comme ils disent. Et peut-être un instinct de protection, puisqu’elle n’est pas persuadée de pouvoir vivre, survivre, avec une émotion aussi intense dans la durée. Son petit coeur lâcherait.

Elle rit intérieurement, de son incapacité à poser de véritables questions. Sait mieux que de lui faire remarquer, laisse ce fait s’évanouir bien vite, elle prend ses requêtes naturellement maintenant, associe ses injonctions à sa personnalité. Three things. Elle n’a jamais rencontré quelqu’un qui, dès la première véritable rencontre, semble vouloir rentrer dans le vif du sujet, et elle frémit de visualiser comme il plonge, sans jamais prendre de détours. “La solitude” s’autorise-t-elle à lâcher, sans prendre le temps de se censurer “Le vide” ajoute-t-elle, sans savoir si elle considère ça comme une autre peur, ou celle au début de la première prononcée “C’est stupide, d’avoir peur de ce qu’on ne peut changer. A chaque fois que j’y pense, pourtant, ça m’étourdit. Jamais je ne comprendrai quelqu’un d’autre. Jamais personne ne me comprendra. Il est impossible pour moi de savoir ce qu’il se passe dans la tête des gens et ainsi, jamais je ne pourrai partager véritablement, je serai obligée de mourir sans connaissance d’autrui, et comme tout un chacun, avec une connaissance partielle de moi même. J’en deviens nihiliste, quand je m’y perds. Je ne comprends pas pourquoi on naît avec un besoin d’être connecté, alors qu’il ne sera jamais véritablement comblé. Je ne pourrai jamais savoir. Jamais être sûre. Jamais. Je pourrais vivre au milieu d’êtres sans conscience, parfaitement capables de reproduire ce que j’attends d’un humain, sans jamais m’en rendre compte. Dans les faits, je devrais abandonner cette idée, d’avoir envie de savoir, savoir, savoir. Vivre avec ce qui peut être une illusion, pour la plupart, vaut la certitude de l'authenticité. mais ça ne me suffit pas. ”  Elle secoue la tête. S’attend à ce qu’il se moque, qu’il lui dise qu’elle n’a pas besoin d’inventer des pseudo réflexions existentielles pour se rendre intéressante. Elle n’a aucune façon d’exprimer l’angoisse qui la prend face à l’incertitude de chaque chose. Du vide, du vide, du vide. Du paradoxe du rien et du tout. Elle en a mal au ventre. “Three things. It’s too little and too much at the same time.” Elle attrape son verre, tente de garder sa honte en laisse, ferme les paupières de la sentence sur le point d’arriver. "What about you ?" Elle veut savoir. Elle veut savoir. Jamais assez. Peut-être triche-t-elle en lui renvoyant sa question. Tant pis. La faim la dévore.
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MessageRe: A loneliness to share [ft. Dorothy] | Sam 30 Sep - 18:09


Il sait que la question qu’il pose n’est pas facile, qu’elle peut éveiller des malaises, nourrir la panique, enfanter l’inconfort. Il sait qu’il est brusque, l’est dans toutes les facettes de son existence. L’a été dans le passé, l’est maintenant et le sera toujours – ainsi soit-il. Self-fulfilling prophecy. Il l’est parce qu’on l’attend de lui, ou vice-versa. Le cercle continue, n’a pas de fin. L’humanité n’aime pas fracasser ce qu’elle croit connaître. Phillip Harker is an asshole – everyone knows it, and that’s all there is to it. De toute façon, on ne lui a jamais appris le tact, les normes sociales, ce qui est acceptable. Pas la peine, ce gosse est déjà perdu. Pas la peine d’investir du temps et de la patience dans un enfant qu’on n’aime qu’à moitié. Et à devoir tracer son propre chemin – sinueux et traitre – certaines choses ont été négligées. Au point où sa vie en avait été parfois mise en danger… Parfois? Conscience brève du danger qu’il s’impose à lui-même. Bien plus que n’importe quelle bagarre.  Every morning I wake up, I’m a little more surprised I’ve made it this far. We’ll see how long that lasts.

L’authenticité avec laquelle elle répond la rend d’autant plus magnifique à ses yeux. Est-ce son honnêteté ou sa vulnérabilité qui lui serre le ventre d’envie? Savoir qu’elle s’ouvre à lui, ou qu’elle s’offre à lui? A bit of both, maybe. Perhaps. Obviously. Elle est intelligente, réfléchie, elle aussi victime, semble-t-il, d’une tête qui ne veut pas s’arrêter de réfléchir. Qui ne peut pas. Un esprit qui ignore les limites de son aise. Frisson désagréable, comme plonger dans une eau trop froide, se faire arracher les couvertures. Faire face aux ténèbres de nos incertitudes et s’y sentir pousser par notre propre raison. A part of me – although it pains me to admit it – wishes she knew that I’d be there to pick her up if she were to fall.

Ce qu’elle dit résonne en lui et, pour un moment, il ne sait que combler son propre manque de mots d’une gorgée de son cocktail alors que ses yeux restent toujours fixés sur elle. Elle a raison. De l’avoir constaté et d’en avoir peur. Cette illusion de proximité dont elle parle, il ne l’a jamais connue, n’a jamais eu à en être effrayé. Il a toujours pu voir sous les masques. Les gens mentent. Les gens sont hypocrites. Les gens sont cruels. Les gens font semblant, toujours, se perdent dans leurs propres fantaisies, arrivent à y croire. Il n’a jamais eu espoir d’autre chose. On sert aux autres, et les autres nous servent à quelque chose. Et lorsque les bénéfices s’épuisent, les relations meurent. End of story. But maybe… Maybe, on this godforsaken earth, there is someone to fill in that void, to complete what aches to be completed. Il s’était laissé croire – tentative motivée par le désespoir – que peut-être que le mythe grec des âmes sœurs était vrai. Qu’on avait arraché à chaque être sa moitié et que le monde entier était destiné à errer jusqu’à ce que les âmes égarées se retrouvent.

« I understand. But maybe we need to live for ourselves rather than for others. Maybe we should seek to fill this need within ourselves. » Sa voix est calme, son ton sincère. Il sourit, toutefois, remarquant l’ironie derrière le fait que ce soit lui qui ait prononcé ces mots. « Don’t take my word for it, though. I’m probably the least qualified person in this town to tell you about self-love. » Son regard dévie un instant, tout juste sur ses bras, ses mains. Cicatrices, ecchymoses. Il met du baume, de temps en temps, histoire d’apaiser les plaies les plus visibles. Histoire d’aider à la guérison de ses veines, aussi, mais ce songe lui donne mal au cœur. C’est pour mieux te piquer, mon enfant.

Lorsqu’elle lui renvoie la question, il lui jette un regard entendu – accusateur mais joueur à la fois – ainsi qu’un sourire, et songe qu’il aurait dû préciser qu’elle devait lui en poser une différente. Mais il ne s’en voit pas gêné. Il murmure un bref « You’re sneaky, aren’t you? » amusé à Dorothy mais enchaîne avec sa réponse, les traits de son visage retrouvant leur sérieux

« When I was a child, I was deathly afraid of three things. I was afraid of being abandonned. I was afraid of needles. And I was afraid of the monster that was hiding behind the bedroom dresser. » Un sourire triste, presque mélancolique courbe le coin de ses lèvres « Life forced me to get over these fears, whether that be by my own choice or not. I was abandonned, I use needles as a coping mechanism and I’ve learned that the worst monsters walk the same streets as everyone else. They don’t hide behind dressers. » Il hésite un instant, yeux levés vers le plafond. Sa main erre, vient se poser sur le genou de la rouquine. « Now I’m afraid I’ll be forgotten. That the very few things I’ve done right will go to waste. And I’m… » Une autre hésitation, son regard retrouvant celui de Dolly, son pouce caressant machinalement le bas de sa cuisse. Pour son propre réconfort, bien qu’il n’en soit pas conscient. « I’m afraid of myself. »

Il n’élabore pas plus que cela sur le dernier point, se tait d’une gorgée d’alcool pétillant, et enchaîne tout de suite avec une nouvelle question après s’être râclé la gorge.

« Tell me what your three best qualities are. » Il force un sourire, essaie d’oublier, prie qu’elle n’insistera pas sur ce qu’il a révélé quelques secondes plus tôt. « And no returning questions next time. »

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MessageRe: A loneliness to share [ft. Dorothy] | Dim 1 Oct - 5:40


Bien sûr, qu’elle esquive comme une pro. Depuis toujours, Dorothy est sacrée reine des raccourcis, du moindre effort, en tout cas dès que c’est possible. Habituée à évoluer dans son monde avec une facilité déconcertante, elle a rarement eu l’occasion d’adopter un autre comportement. Avec Phillip, elle ne le fait pas avec l’espoir qu’il ne le remarque pas, au contraire : elle attend presque, la pique, la remarque, le sourire amusé de son espièglerie. Mais sa question n’était pas motivée uniquement par fainéantise : pour un homme qui semble avancer au dessus de tout et de tout le monde, elle ne voit pas interrogation plus pertinente. Elle est curieuse, bien trop à son goût et à ceux des autres, mais elle ne peut pas se retenir, ce censurer, alors même qu’il lui a demandé plus tôt de ne pas le faire, d’une certaine façon. Elle se détend, elle s’autorise à être un peu plus, et la sensation est enivrante.

When I was a child dit-il, et pourtant, les temps ne lui semblent pas aussi précisément séparés, coupés. Elle ne ressent pas une enfance révolue, et dans l’extrême opposée de son apparence, elle a l’impression qu’il s’en rapproche plus que la plupart. Nier fait des dégâts. Dorothy se demande s’il est réellement possible de se débarrasser des peurs, si la vie n’est pas juste un enchaînement de tactiques pour les reléguer au fond du placard, à l’abris des regards. Jamais mortes, évanouies, juste tapies. Elle sent à peine la main qui vient se poser sur son genou, tout entière absorbée par ses paroles et son visage. à tort, apparemment, elle n’avait pas imaginé qu’il puisse être aussi honnête à son égard en rapport avec son soi. Il est souvent plus facile d’être sans détours dans tous les domaines de la vie à part ceux trop près du cœur. Elle reconnait son erreur, se sent touchée de ce qu’il lui offre. Lorsqu’il relève le regard vers elle, ses commissures se relèvent doucement, dans un sourire maternel. Elle aurait envie de poser sa main sur sa joue, et pourtant elle se retient, laissant le pouce qu’elle a finalement remarqué tracer des lignes sur sa cuisse. Elle aurait envie de l’enlacer, de le protéger de tout.

Dorothy ne voit pas la nécessité de reprendre ce qu’il vient de lui avouer. Une vérité, sa vérité, qu’elle sait immuable, sur laquelle elle n’a, présentement, aucun champ d’action. Elle laisse les mots s’évanouir, elle le laisse changer de sujet, ne veut pas le brusquer ou lui faire regretter son ouverture. La poitrine enflammée d’une ambiance qui lui semble bien plus intimiste, elle accueille sa question et laisse un silence s’étirer. C’est léger. Beaucoup plus léger. La réserve, pourtant, est bien plus importante, à laisser les mots sortir de sa bouche : il la laisse bloquée. Aucun flot à l’horizon, contrairement à plus tôt. Il faut qu’elle trouve quelque chose. Choisir entre les qualités qu’on lui attribue, de son opinion à tort, ou de celles dont elle se semble dotée, sans que personne ne puisse en attester. Dans les deux cas, elle se sent acculée, rien qui ne lui ôterait cette impression d’imposture. “Je ne peux pas répondre. Je n’en sais rien.” Aucune tentative de modestie, il la prend dans une zone trop floue, et elle craint de s’égarer. “Je ne sais pas ce que je suis” elle grimace, légèrement, de son choix de mots. Qui. Tu aurais dû dire qui. “Est-ce que tu le peux, toi ? Te coucher sur une feuille de papier, en une liste ? ça m’est impossible. Je n’ai pas l’impression d’avoir tant de constance.” Elle souffle, détourne le regard. Elle ne devrait pas être aussi honnête. Elle ne devrait pas. Elle se sent nue. “Qualités.” répète-t-elle “Tu en jugeras par toi même” déclare-t-elle pour terminer le sujet. Elle ne lui renverra pas la question, elle n’en a de toute façon aucune envie. Il faut qu’elle trouve autre chose. “Que désires-tu le plus au monde ?” Idée, sentiment, sensation, chose, vie, ça l’intéresse de savoir, ce qui l’anime.
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MessageRe: A loneliness to share [ft. Dorothy] | Dim 1 Oct - 15:26


Il ne s’attend pas à une réponse spécifique de la part de Dorothy, puisque lui n’aurait pas été capable d’en fournir une. Pas comme la question le sous-entendait, de toute façon. Les gens ont souvent une vision très voilée et déformée de leur propre personne – on est le pire juge de soi-même. De toute façon, il y a longtemps que l’Anglais ne se donne plus la peine de faire de l’introspection. Il sait ce qu’il sait et ça lui suffit. Il sait ce qu’il cache et refuse obstinément d’y faire face. Le reste est trop noir. Trop infecte, trop poisseux. Débris, ferraille, épave qui se détériore et se décompose depuis des années maintenant. Presque une décennie et demi s’est écoulée depuis la dernière fois qu’il se rappelle avoir eu espoir de quelque chose. De quoique ce soit. Hope is for people who have something to live for.

La réponse de la Peste le déçoit tout de même. Curiosité non comblée, certes. Mais il aurait voulu savoir ce qu’elle pense d’elle-même. Aurait voulu savoir qu’elle voit ce qu’il croit avoir entrevu. Dévotion passionnée, entre autres. I don’t know her, but I want to. I want to be able to read her like an open book, let my eyes wander on the words staining her every page. Devour her from beginning to end, and over again.  Il vole une gorgée à son verre puis se permet de sourire lorsqu’elle lui dit qu’il pourra en juger lui-même. Il a bien l’intention de le faire. Peut-être. All of it is still a blur. I don’t know what I want. I want to believe that I’ll give myself this opportunity, but I know not to trust myself. We’ll see.

« I couldn’t answer that question myself, I don’t blame you. », dit-il, venant clore avec elle le sujet.

La question de Dorothy tout juste posée, l’horloge grand-père antique, collée au mur du fond du bar, commence à tonner ses douze coups alors que ses aiguilles pointent au ciel. L’anglais maudit ce choix de décoration, maudit le temps qui passe beaucoup trop vite à son goût. Il pourrait l’inciter à rester plus longtemps, sait qu’elle ne protesterait qu’à moitié, se sait capable de la convaincre. Mais sa conscience se fait connaître et lui rappelle sa promesse d’un peu plus tôt. Il ne dit rien à ce sujet pour l’instant, cependant, obstiné à profiter du moment. Just a little longer.

Que désire-t-il? Il ne le sait pas. C’est comme l’espoir, n’est-ce pas, à force d’échec, on arrête de vouloir. À force de se faire nier des choses qui, pour la plupart des gens, sont considérées comme des besoins de base, on abandonne l’idée et on prend ce que la vie nous offre. Pour ne pas être déçu. Pour ignorer la soif. Denial is a powerful thing.

« Peace of mind. It’s unrealistic, bordering on utopian, but that’s the only thing I can think of. I wish I knew how it feels like. I also wish I could stop time. Right now seems like a good time to do that. » Il sourit légèrement puis montre l’horloge d’un signe de tête, son regard toujours vrillé à celui de la jeune femme. « One more question each, yeah? » Il ponctue sa phrase d’un doux resserrement de ses doigts contre la cuisse de Dorothy. Lui rappeler qu’il est là, qu’il la touche. Qu’il ne veut pas qu’elle parte.

« Tell me about your perfect day. What would an ideal day be for you, from the moment you wake up to the moment you go to sleep? »

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MessageRe: A loneliness to share [ft. Dorothy] | Mer 4 Oct - 14:19


Elle n’entend pas l’horloge sonner minuit. Peut-être consciemment. Elle non plus, n’a plus tellement envie de rentrer au chaud dans son lit, contrairement au début de la soirée : elle commence enfin à prendre ses aises, sa place, et l’âtre de sa curiosité s’éveille peu à peu. Elle se sait capable de rester éveillée toute la nuit, quitte à fonctionner au ralenti le jour suivant, pour en apprendre plus sur le jeune homme. Lorsque son coeur est pris, il n’y a plus rien pour y faire obstacle : une fois qu’elle est accrochée, il faudra lui couper les doigts. Elle attend sa réponse avec une impatience fiévreuse. Elle lui en veut de lui rappeler l’heure, de suivre ce qu’elle lui a demandé plus tôt, lorsque la crainte coulait dans ses veines. Mais c’est raisonnable. Elle sait combien il est dangereux de boire sans soif ce qui est trop délicieux à comprendre, elle risquerait rapidement d’en subir les conséquences. Elle sait déjà que seule, dans son lit, elle aura froid, et que le vide creusera sa tanière au fond de son ventre, un peu plus profondément.

Elle ne s’était pas attendue de ça, de sa part. Contre toute logique, elle le trouve beaucoup plus doux qu’elle en avait espéré en lui accordant un regard du coin de son bureau ou au détour d’un couloir. Ce qu’il veut est simple. Paradoxalement, peut-être impossible à atteindre. Sûrement. Surtout pour les cerveaux trop actifs, et les coeurs blessés. Ils vont souvent de paire.

Dorothy acquiesce, pour toute réponse à sa question, et sourit doucement de la prise qu’il resserre. Elle a l’impression que son geste est plus pour lui même qu’à son adresse. Elle se trompe peut-être, sûrement, après tout il est bien trop tôt pour qu’elle prenne un genre de certitude sur ce qu’il se passe dans son esprit. Même à imaginer des années à ses côtés, elle n’a pas l’impression qu’il soit le genre d’homme qu’on puisse lire comme dans un livre ouvert, de toute façon. Les morceaux qu’il lui donnera au fil du temps seront assez pour la satisfaire, elle espère. Si jamais “temps” est imaginable.

“Je le passerais probablement les doigts dans la terre.” répond-elle tout d’abord. “Il n’y a pas de sensation qui me rend plus heureuse. Pas très élégant ou féminin, mais bon…” dit-elle dans un soupir. Souvent, elle a de la terre, à un endroit ou un autre de son corps. Elle ne se maquille pas vraiment, fait un peu pâle figure devant certaines sorcières qui semblent toujours tirées à quatre épingles. Dorothy ne se trouve pas particulièrement hideuse, elle se trouve juste… banale. En tout cas, pas dans l’idéal qui lui semble avoir été donné toutes ses années, de ce à quoi une femme devrait ressembler. Les mots de sa mère lui donnent envie de partir dans un rire nerveux. Elle se retient. “sûrement qu’après, je mettrais le nez dans un bouquin” Ennuyeux, ennuyeux, ennuyeux, impossible de partager l’excitation que lui donnent des activités solitaires et d’apparence communes. Impossible d’exprimer son paysage intérieur. “Sûrement que si je me couchais ensuite dans le même lit qu’une personne réelle, ça serait parfait” achève-t-elle. “Personne réelle”, ça ne veut rien dire, elle s’en rend compte elle même, et elle n’a pas voulu sortir ça dans un sens de “à l’inverse d’un objet inanimé, ou d’un chat”. Sûrement qu’elle ne pourrait jamais achever sa journée parfaite sans avoir trouvé un semblant de partage avec quelqu’un, une ligne continue, aucuns détours, surplus, cassures. Pour répondre à sa question, elle ne peut se baser que sur sa propre expérience : ce qui lui manque, ce qu’elle a découvert apprécier, au fil des années. Il lui est impossible de sortir des sentiers battus, de créer un sentiment de toutes pièces, sûrement que les envies les plus profondes se font silencieuses. “J’ai droit à la dernière question” finit-elle par dire avec un sourire, laissant son expiration se prolonger dans une tentative d’attraper un temps qui file entre ses doigts. “Tu as déjà aimé à en mourir ?” demande-t-elle doucement, après un silence. Question égoïste, ne le sont-elles pas toutes ? Et pas parce qu’elle s’attend à ce qu’il pense à elle, pas aussi présomptueuse, mais parce qu’elle a besoin de savoir si la peine vaut la joie, si les sentiments sont aussi exaltants qu’on le dit. S’il y a quelque chose, dans la vie, à laquelle elle peut aspirer sans être déçue. Pourquoi lui poser, à lui ? Elle s’imagine les mouvements de son âme, un tumulte qui la sort de sa vision des gens, prévisibles, ennuyeux, similaires. Il est différent. Et elle veut qu’il lui apporte une réponse, n’importe laquelle, une qu’elle puisse lover contre elle, chaleureuse, d’un espoir qui lui manque. Qu’il se moque d’elle et de ses questions bâteau, qu’il se fasse des idées sur un sous entendu qu’elle aimerait faire passer, elle lui accorde toutes les divagations, du moment qu’il lui apporte quelque chose de satisfaisant.
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MessageRe: A loneliness to share [ft. Dorothy] | Jeu 5 Oct - 1:06


La description que la rouquine fait de sa journée idéale se dépose dans l’esprit de l’Anglais et y germe, y éclot, répandant dans son imaginaire des images vives et colorées. Ses mots sont peu nombreux, mais amplement suffisants pour qu’en naissent un scénario, trame sensorielle de la vie de la jeune femme assis à ses côtés. L’odeur de la terre qui se meut sous ses doigts lui monte presque au nez, et sa sensation froide lui colle à la main. Il imagine une journée de printemps encore bien fraîche, le nez de la Peste rougie par le vent, bien qu’à moitié dissimulé sous une écharpe. Quelques épais nuages sur fond gris-bleu, et un soleil timide mais insistant. Il imagine sa gorge fredonner une chanson, celle-ci venant se joindre à celle de la nature autour d’elle. Les mots passent et s’affaissent sur une page. La page d’un livre. Un ouvrage plutôt vieux sans en être antique, relié depuis une vingtaine d’années, peut-être, qui a été lu et relu. Deux pieds nichés près d’elle alors qu’elle est emmitouflée dans un fauteuil semblable à celui-ci. Captivée par l’univers qui l’aspire et l’enchante.

Next thing I know, I’m laying in a bed with her. A big bed, with fluffly blankets. The window is open and lets in the salted wind of the ocean. It dances with the air in the bedroom, tinted with the smell of two resting bodies. Her head in on my chest, her hair splayed across the pillow and my neck. Her lips press gently against my skin; she’s trying to keep me awake But I’m already drifting off into sleep, eyes closed. Enjoying the attention, the affection, taking in this moment of pure happiness and peace before I exhale. Heavy, happy.

I don’t deserve any of it. L’image meurt, se refroidit et étend son amertume contre sa nuque. Sa gorge se serre sous les mille insultes qu’il voudrait se crier à lui-même mais qu’il retient, tout juste. Regard impassible, tentative de contrôle. Stop thinking about it. Stop torturing yourself with images of something you know you’ll never have. Il hoche la tête, simplement, mais dans ses yeux un mur s’est dressé, là où il s’était écroulé quelques minutes plus tôt. Et lorsqu’il pense qu’il a repris ce contrôle qui tend tellement à lui manquer lorsqu’elle est là, il le perd à nouveau. Son emprise se sauve et se fracasse. Sa question. Comme une claque en plein visage. À s’en demander si elle le nargue, si elle se moque. Si elle veut lui remettre en pleine gueule que c’est impossible. À quoi bon même le vouloir. Sa main glisse, tremble loin du corps de Dorothy pour venir se resserrer contre sa propre cuisse, et son regard fuyant se gorge d’une rancune passagère.

« I’m still alive, aren’t I? » Son ton est sec, d’abord, grinçant, mais il rattrape le coup, se convainc – ou à peu près – qu’il exagère. She didn’t mean anything by this, Harker. Calm the fuck down, you lunatic. Et lorsque le feu initial s’éteint, lorsque son cœur bat à nouveau à un rythme normal, il la regarde dans les yeux. Sans s’excuser, lui fait comprendre qu’il a exagéré. « I… No, I haven’t. I suppose I’m not… prone to that. Not that I’m against the idea - I don’t think love is something people have much control over, whether they would like to or not. But I haven’t been in an actual relationship since Hogwarts. »

Il marque une pause durant laquelle ses doigts viennent retrouver ceux de Dorothy. Brève caresse, tout aussi confuse que lui l’est. Il ne sait pas pourquoi il la lui offre ni pourquoi il n’a pas simplement laissé les choses telles qu’elles étaient. I don’t know much of anything right now. Il se redresse au bout de quelques secondes, se lève et lui demande, tandis qu’il attrape son veston pour venir le poser une nouvelle fois sur les épaules de la rousse. « Where are you staying tonight? I’ll walk you back. » Douceur rédemptrice dans la voix.

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MessageRe: A loneliness to share [ft. Dorothy] | Jeu 5 Oct - 6:48


Elle se tend. Les mots à peine évanouis dans l’air, elle sent qu’elle n’aurait pas dû, finalement. La réaction de Phillip la prend aux tripes, sans pourtant qu’elle soit capable de l’interpréter, d’en faire du sens. Son genou redevient froid, glacé, et elle le serre contre son jumeau pour se rassurer un tant soi peu. Une erreur, elle a encore fait une erreur, elle le sent dans les traits de son visage, dans son regard qui s’est assombri, dans son corps sur la défensive. Elle n’a pas pensé à mal, elle aimerait lui crier, mais ce ne serait qu’une tentative pour se dédouaner d’une faute, non ? S’il veut lui mettre la faute sur les épaules, elle lui accorde, elle a l’impression qu’il a déjà trop à porter et que cette attention n’est rien. Il y a ce genre de personnes pour qui on souffrirait sans se poser de questions, pour les alléger un tant soi peu, et elle a beau peu le connaître, son syndrôme de l’infirmière se réveille, elle a envie de le sauver, de le tirer de son trou, par n’importes quels moyens, même si elle se perd sur le chemin.

Sa voix vient dresser les cheveux à la base de sa nuque, et elle baisse le regard presque automatiquement, de cette attaque si violente. Elle se reprend vite, elle sent qu’il s’est regardé un instant, comme seulement ceux avec une hyperconscience de leur existence le font, et vient plonger son regard dans le sien à nouveau. Il hésite, et elle aime lorsqu’il cherche ses mots, lorsqu’il les déroule au fil de sa pensée, au lieu de les sortir déjà mâchés et luisant de perfection. Elle écarte la déception qui veut se montrer, de la réponse qui ne lui apporte que bien trop peu de nourriture, elle n’a pas de place ici, avec ce qu’il lui a dit. Doux frissons au fond de son ventre à nouveau, de sentir ses doigts caresser les siens, et elle reste immobile, ne veut pas le faire fuir à nouveau. Elle se sent en face d’un animal sauvage, qui a perdu toute confiance en l’être humain, en devient agressif, méfiant. Réapprendre.

Sonne le glas. à contrecoeur, elle tend ses genoux, prend place à ses côtés et se dirige vers la sortie. “Pas loin d’ici” annonce-t-elle. En fin de semaine, elle quitte les dortoirs pour retrouver l’appartement qu’elle loue au village, et rapidement elle se maudit d’habiter si près. Cinq minutes à peine et il y seront, ils diront au revoir, et elle devra se mettre au lit sans aucune certitude d’un deuxième tour. Au moins il saura où j’habite, se dit-elle, comme si ça servait à quelque chose. Elle se laisse guider jusqu’à la sortie, tension croissante au niveau de son estomac, d’une soirée qui touche presque à sa fin. Ses pas se font lents, presque trainants, mais malgré son allure la rue se profile rapidement devant eux. Elle s’arrête au niveau d’une maison sur deux étages, qui a l’air péniblement coincée entre deux autres un peu plus grandes, dont elle loue le dernier étage. Dorothy se tourne vers Phillip, soudainement prise par une nouvelle timidité. “On se voit lundi ?” demande-t-elle. Tout un weekend à retourner les mots dont elle se souviendra et les sensations fantômes. Elle n’ose pas imaginer la possibilité d’un bureau vide à côté du sien, lorsqu’elle reprendra son travail. Elle a l’impression qu’il va disparaître, qu’il n’aura jamais existé.

Elle a envie de l’enlacer, mais reste à distance, sage. à la place, elle lui accorde un sourire similaire à une étreinte, chaud, affectueux, rassurant. Plus elle prend du temps, plus elle aura du mal à partir. Avant de lui laisser le temps de la retenir, elle se retourne et passe le petit portail en bois, monte en courant les escaliers en pierre et entre à l’intérieur sans regarder en arrière.
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MessageRe: A loneliness to share [ft. Dorothy] | Jeu 5 Oct - 12:20


La marche est courte. Presqu’entièrement silencieuse, tout juste marqué d’éclats de rire de gens passant d’un bar à l’autre – il reste encore au moins trois heures aux habituelles festivités du vendredi soir. Lui-même y retournerait sans doute. Un peu pour aider ses employés à la fermeture, un peu pour se distraire de cette sensation étrange qui est venue enlacer son cœur. Une chaleur étourdissante, qui donne envie de s’y abandonner autant que de s’en sauver. De toute façon, les rares nuits où il dort, c’était bien rare que son sommeil soit paisible lorsqu’il y a des gens aux étages au-dessus de son appartement. Bien entendu, le sous-sol est insonorisé, mais juste de savoir que d’autres sont là, tout juste séparés par une porte verrouillée et des escaliers, est suffisant pour l’agiter. Ce n’est que lorsque le bar est vide, que lorsque sa chair est apaisée de narcotiques, qu’il se sent glisser puis défaillir, jusqu’à ce que le manque le réveille en sursaut.

Et puis il n’a plus rien à dire à la Peste ce soir. Il a laissé sa curiosité au Bloody Ghoul. Il a eu réponses à ses questions, en a offert à la rouquine, l’échange est bouclé pour ce soir. Il en est ferme. Ils s’arrêtent devant la porte du logement de Dorothy, et les yeux de l’Anglais s’y attardent.

Oh you know how easy it would be to pass that door with her. To get your hands on her ass, your lips on her shoulder, you teeth in her flesh. To make her beg for more, to make her writhe with need. But not tonight. Maybe not ever. It’s too… strange. That which has taken your chest as a home, which grows inside your darkness. It seems a seed has found the last patch of earth you had to offer. Her words like water. Her touch like sunlight. Will you kill that too, Harker?

Ses mots attirent son regard et il lui sourit. Ne sait pas quoi lui répondre. Incapable de lui promettre, incapable de le lui nier. Il attrape sa main une nouvelle fois, la serre cette fois avec plus de conviction, celle de quelqu’un qui ne sait pas quand il pourra la toucher à nouveau. Il voudrait faire plus. Se pencher vers elle, embrasser sa joue, lui faire comprendre qu’il a aimé sa soirée. Mais elle tire, s’éloigne. À contre-cœur, il la laisse aller.

« I’ll see you around. »

Il se retourne, rentre au Bloody Ghoul. Apaise la cacophonie tonnante entre ses tempes de l’alcool et de compagnie superficielle avant de choir dans son lit vers quatre heures du matin. Victime d’une solitude qu’il n’aurait pas pu estimer.


FIN

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